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lundi 17 août 2009

Plage de barachois au Barachois

Par Venise

Une journée complète à la plage de Barachois, sans avoir chaud, ni froid, surtout faim. C’est que le vent du large, ça creuse. Marc avait l’estomac dans les talons, pas facile de marcher sur son estomac ! C’était du sérieux là, pour qu’il laisse sa fouille aussitôt que je suggère d’aller dîner à Café Couleur. La couleur où elle est la couleur dans ce Café ? Sur les murs bardés de toiles de différents artistes dont celles du propriétaire artiste peintre, Gilles Côté. Spécialité du peintre : mouton. Spécialité du resto : gaufre. J’ai donc pris des gaufres comme repas principal, et aussi pour dessert, en faisant bien sûr passer le dessert sur le dos de Marc !

Sur la plage, j’ai lu du Marie-Claire Blais, Le jour est noir, j’ai écrit à la main, une lettre. J’ai marché, inévitablement, pour aller aux toilettes. Vous savez qu’est-ce que c’est marcher dans une bordée de neige ? Pour la plupart, vous le savez. Imaginez-vous que là, au lieu de la neige, c’est un pied de sable plein de grenailles assez pour soulever haut le pied. Ce n’est pas une plage de sable pâle et plate, non, il y a de la rocaille là-dedans ! Tu as le choix entre : marcher en sandale et en transporter des tonnes avec toi, nu pied et crier au meurtre, ou en soulier hermétiquement scellé et là, tu crèves et tu pues. Je choisis la sandale, ça paraît plus normal ou l’anormalité se vit plus discrètement disons. C’est 15 minutes de marche pour aller aux toilettes, alors l’envie doit se prévoir, parce que courir dans le sable mou et profond, je le conseille moins. Il faut commencer par longer la rive qui serpente le fleuve, ensuite traverser les épaisseurs de sables en paliers, bien enjamber les trainées d’algues, tout ça prend environ 10 minutes. Il en reste 5 me direz-vous, mais un 5 minutes d’escalier. Une fois monté, on enjambe les rails de la voie ferrée et maintenant que l’on se sent haut et bizarre d’être haut sur une voie ferrée, il faut descendre l’escalier. J’adore ! Pour vrai. J’ai fait des photos superbes et en plus, je me suis fait une copine, une marmotte. Je l’ai jasée tant et si bien, qu’on est tombé en amour toutes les deux et elle a accepté de sortir de son trou. Et je l’ai prise en photo. Très photogénique la dame marmotte (photo au retour !). Je l’ai prise en position aux aguets, debout sur deux pattes, la face fascinée par un attroupement de Tout-terrains qui ont traversé les rails de chemin de fer à la queue leu leu et que j’ai croqué clic, clic ... Enhardie par mes dernières photos, allons-y pour le fameux escalier en bois chambranlant aussi quant à y être. Et au moment où j’arrive à m’immobiliser pour appuyer lentement sans bouger, descend un homme et son chien. Plus il descend, plus je réalise que l’homme est splendide, athlétique, jeune, bronzé, il descend mais surtout, il sourit. Il sourit de plus en plus largement, il passe devant moi et sourit toujours ... absolument certain que c’est lui que j’ai photographié, certainement pas un escalier de bois sur le point de s’écrouler !!!

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Venise : Le fait que tu ne puisses pas publier de commentaires sur l'autre article identique est normal, du moins n'est pas provoqué par une erreur informatique, je t'expliquerai pourquoi!
Rédigé par Maxime le mercredi 14 octobre 2009 à 12:35


Deux fois le même billet?? Vous avez écrit dans Le passe-mot que les réponses à mes questions étaient ici... Problème informatique?
Rédigé par ClaudeL le mardi 18 août 2009 à 7:54


Claudel, je vous cite : "Savoureuse histoire. À développer: finalement arrivée en retard à la toilette? et comment Marie-Claire Blais et la plage peuvent se concilier?" Je réponds ici, bizarre un peu j'avoue, ce sont les tours et mystères de l'informatique. Je ne suis pas capable de laisser un commentaire sur l'autre billet, cela fera du travail à Maxime à son retour d'Europe ! Bonnes questions : Partie à temps, je suis arrivée à temps aux toilettes (expérience de l'an passé oblige !). Pour Marie-Claire Blais, NON ! Un gros non, ça n'est pas une lecture de plage, j'ai même réussi hier à m'imbiber de cette atmosphère et un propos déprimants. Il y a deux histoires dans ce livre, je finis "Le jour noir" et je lirai "L'insoumise" plus tard ... Où ? Je ne sais pas encore. Où et quand est-on vraiment prêt à tomber dans la déprime. Puisque la noirceur est clairement nommée par le titre : Le jour noir, j'ose imaginer que c'est dans ses pires.
Rédigé par Venise le lundi 17 août 2009 à 12:24


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