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Mystère... Le pigeonographe : à la pige à la page
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lundi 17 août 2009

Rencontre avec le hasard

Par Venise

miam_miam_130C’est la journée des hasards. Et le hasard des hasards est qu’ils se soient agglomérés dans la même journée. Comme vous savez, enfin j’espère que vous le savez, Marsi sort un album BD le 2 septembre. Jusque là, on est dans l’ordinaire ;-) ... album qu’il n’avait pas encore fait lire à un jeune. Voici deux semaines, nous avons reçu les amis d’amis, des 100% Suisse. Leur fille, Zoé 14 ans, les accompagnait. Marsi lui a offert de lire la BD. Elle l’a dévorée, engloutie dans un gros fauteuil. Son commentaire : « Trop bon ! ». Nous sommes présentement au gîte de la Rêvasse à Percé, nos hôtes ont une jeune fille, on lui parle de la BD, elle aimerait la lire ; elle a 14 ans et s’appelle Zoé ... (Soit dit en pensant, elle s’est exclamé plus d’une fois qu’elle a adoré, ça a fait un petit velours sur le cœur du toujours un peu inquiet bédéiste).  Non mais dites-donc, mettez deux Zoé de 14 ans, premières lectrices d’une BD non distribué dans un roman et on vous traite de fabulateur pelleteur de nuages !

L’autre est moins grand, plutôt un facteur circonstanciel. J’avais une lettre à poster, justement à discuter du « hasard Zoé », on roule et passe tout droit du bureau de poste. Bon. Il doit y avoir des boîtes à lettres des fois qui traînent quelque part sur la route, on roule quelques kilomètres et on voit une série de boîte à casiers postaux et au-dessus, tenez-vous le pour dire, il y a une fente qui avale les lettres. Marsi rebrousse chemin, pendant que l’on s’obstine gaiement : Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’y déposer le courrier, le facteur est peut-être passé, la lettre va donc stagner 24 heures. Marsi est catégorique, il est 10 h 35, il ne doit pas être passé, Venise est catégorique, peut-être est-il passé. On enfile quand même la lettre et sur le fait, le facteur arrive. Je trouve que ça commence bien une journée !

Quand ça fait 5 ans que l’on vient dans un gîte, il arrive que l’on sympathise. C’est le cas ici, avec William et Brenda. Aujourd’hui, ils recevaient des amis de voyage qui venaient faire un tour en Gaspésie, ils sont de Sherbrooke et Magog. Un autre couple, d’Omerville (toutes des villes de l’Estrie). Dans ce même voyage, ils avaient rencontré un autre couple, celui-là de Victoriaville qui, aujourd’hui par le plus pur des hasards a réservé une chambre à la dernière minute. Nous avons pris une tisane avec cette belle gang. 

Sinon, de belles trouvailles pour Marsi aujourd’hui, trois agates à cinq minutes de distance, c’est peut-être encore un tour du hasard, qui sait (justement, personne sait qui sait). Et puis, nous sommes allés visiter le lapidaire et demain, je vais chercher mes boucles d’oreille en agates à plusieurs yeux.


lundi 17 août 2009

Plage de barachois au Barachois

Par Venise

Une journée complète à la plage de Barachois, sans avoir chaud, ni froid, surtout faim. C’est que le vent du large, ça creuse. Marc avait l’estomac dans les talons, pas facile de marcher sur son estomac ! C’était du sérieux là, pour qu’il laisse sa fouille aussitôt que je suggère d’aller dîner à Café Couleur. La couleur où elle est la couleur dans ce Café ? Sur les murs bardés de toiles de différents artistes dont celles du propriétaire artiste peintre, Gilles Côté. Spécialité du peintre : mouton. Spécialité du resto : gaufre. J’ai donc pris des gaufres comme repas principal, et aussi pour dessert, en faisant bien sûr passer le dessert sur le dos de Marc !

Sur la plage, j’ai lu du Marie-Claire Blais, Le jour est noir, j’ai écrit à la main, une lettre. J’ai marché, inévitablement, pour aller aux toilettes. Vous savez qu’est-ce que c’est marcher dans une bordée de neige ? Pour la plupart, vous le savez. Imaginez-vous que là, au lieu de la neige, c’est un pied de sable plein de grenailles assez pour soulever haut le pied. Ce n’est pas une plage de sable pâle et plate, non, il y a de la rocaille là-dedans ! Tu as le choix entre : marcher en sandale et en transporter des tonnes avec toi, nu pied et crier au meurtre, ou en soulier hermétiquement scellé et là, tu crèves et tu pues. Je choisis la sandale, ça paraît plus normal ou l’anormalité se vit plus discrètement disons. C’est 15 minutes de marche pour aller aux toilettes, alors l’envie doit se prévoir, parce que courir dans le sable mou et profond, je le conseille moins. Il faut commencer par longer la rive qui serpente le fleuve, ensuite traverser les épaisseurs de sables en paliers, bien enjamber les trainées d’algues, tout ça prend environ 10 minutes. Il en reste 5 me direz-vous, mais un 5 minutes d’escalier. Une fois monté, on enjambe les rails de la voie ferrée et maintenant que l’on se sent haut et bizarre d’être haut sur une voie ferrée, il faut descendre l’escalier. J’adore ! Pour vrai. J’ai fait des photos superbes et en plus, je me suis fait une copine, une marmotte. Je l’ai jasée tant et si bien, qu’on est tombé en amour toutes les deux et elle a accepté de sortir de son trou. Et je l’ai prise en photo. Très photogénique la dame marmotte (photo au retour !). Je l’ai prise en position aux aguets, debout sur deux pattes, la face fascinée par un attroupement de Tout-terrains qui ont traversé les rails de chemin de fer à la queue leu leu et que j’ai croqué clic, clic ... Enhardie par mes dernières photos, allons-y pour le fameux escalier en bois chambranlant aussi quant à y être. Et au moment où j’arrive à m’immobiliser pour appuyer lentement sans bouger, descend un homme et son chien. Plus il descend, plus je réalise que l’homme est splendide, athlétique, jeune, bronzé, il descend mais surtout, il sourit. Il sourit de plus en plus largement, il passe devant moi et sourit toujours ... absolument certain que c’est lui que j’ai photographié, certainement pas un escalier de bois sur le point de s’écrouler !!!


dimanche 16 août 2009

Au barachois de Barachois

Par Venise

marmottes_121

Une journée complète à la plage de Barachois, sans avoir chaud, ni froid, surtout faim. C'est que le vent du large, ça creuse. Marc avait l'estomac dans les talons, pas facile de marcher sur son estomac ! C'était du sérieux là, pour qu'il laisse sa fouille aussitôt que je suggère d'aller dîner à Café Couleur. La couleur où elle est la couleur dans ce Café ? Sur les murs bardés de toiles de différents artistes dont celles du propriétaire artiste peintre, Gilles Côté. Spécialité du peintre : mouton. Spécialité du resto : gaufre. J'ai donc pris des gaufres comme repas principal, et aussi pour dessert, en faisant bien sûr passer le dessert sur le dos de Marc !

Sur la plage, j'ai lu du Marie-Claire Blais, Le jour est noir, j'ai écrit à la main, une lettre. J'ai marché, inévitablement, pour aller aux toilettes. Vous savez qu'est-ce que c'est marcher dans une bordée de neige ? Pour la plupart, vous le savez. Imaginez-vous que là, au lieu de la neige, c'est un pied de sable plein de grenailles assez pour soulever haut le pied. Ce n'est pas une plage de sable pâle et plate, non, il y a de la rocaille là-dedans ! Tu as le choix entre : marcher en sandale et en transporter des tonnes avec toi, nu pied et crier au meurtre, ou en soulier hermétiquement scellé et là, tu crèves et tu pues. Je choisis la sandale, ça paraît plus normal ou l'anormalité se vit plus discrètement disons. C'est 15 minutes de marche pour aller aux toilettes, alors l'envie doit se prévoir, parce que courir dans le sable mou et profond, je le conseille moins. Il faut commencer par longer la rive qui serpente le fleuve, ensuite traverser les épaisseurs de sables en paliers, bien enjamber les trainées d'algues, tout ça prend environ 10 minutes. Il en reste 5 me direz-vous, mais un 5 minutes d'escalier. Une fois monté, on enjambe les rails de la voie ferrée et maintenant que l'on se sent haut et bizarre d'être haut sur une voie ferrée, il faut descendre l'escalier. J'adore ! Pour vrai. J'ai fait des photos superbes et en plus, je me suis fait une copine, une marmotte. Je l'ai jasée tant et si bien, qu'on est tombé en amour toutes les deux et elle a accepté de sortir de son trou. Et je l'ai prise en photo. Très photogénique la dame marmotte (photo au retour !). Je l'ai prise en position aux aguets, debout sur deux pattes, la face fascinée par un attroupement de Tout-terrains qui ont traversé les rails de chemin de fer à la queue leu leu et que j'ai croqué clic, clic ... Enhardie par mes dernières photos, allons-y pour le fameux escalier en bois chambranlant aussi quant à y être. Et au moment où j'arrive à m'immobiliser pour appuyer lentement sans bouger, descend un homme et son chien. Plus il descend, plus je réalise que l'homme est splendide, athlétique, jeune, bronzé, il descend mais surtout, il sourit. Il sourit de plus en plus largement, il passe devant moi et sourit toujours ... absolument certain que c'est lui que j'ai photographié, certainement pas un escalier de bois sur le point de s'écrouler !!!

 

 


samedi 15 août 2009

Venise et Marsi en Gaspésie

Par Venise

agates_116Aucune conscience de quel jour on est, le symptôme par excellence des vacances ! Décrocher du temps et des habitudes ... pour en reprendre d’autres ! Toutes nos habitudes tournent autour de l’agate, faut le faire quand même ! Arrivés à Nouvelle, nous avons couché dans un presbytère À l’abri du clocher dans la chambre de Monseigneur. Le lendemain, dès 10 h 00, direction d’une plage secrète côtoyant celle du Parc de Miguasha. Plage anti-touriste : pas de toilette, pas d’ombre ni d’ombrelle, et encore moins de banc. Des troncs d’arbre si vraiment vous n’en pouvez plus d’être debout. Marc, lui, vit penché. Drôle de numéro, vous dites-vous. C’est vrai. Et que j’aurais aimé vous le montrer dans plusieurs positions de cueillette, mais en tant que nouveaux propriétaires d’un appareil photo numérique, nous avons oublié le fil pour transférer les photos sur mon ordi. Alors, promis, les images au retour! Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque de vous les montrer ces photos. Comme aujourd’hui, sur la plage de l’Anse-à-Beaufils, je me suis amusée comme une petite folle. Marc n’en revenait pas, j’ai réussi à décharger les piles.

À la Vieille Usine, je m’installe avec mon portable sur un sofa dans une vaste salle d’exposition qui sert aussi de hall à la salle de spectacle. Hier, très concentrée sur mon travail, suant sur mon commentaire de lecture de Matamore no 29, j’entendais une pratique avec des musiciens, je trouvais qu’il y en avait un qui avait la voix de Daniel Lavoie. Normal, il y donnait un spectacle en soirée, ce que j’ai fini par apprendre ! Il est sûrement passé à côté de moi au moins deux fois pour entrer et sortir mais une fille à l’ouvrage, c’est une fille à l’ouvrage. Je relève la tête quand on me demande un renseignement, ce qui est chose courante, on me prend pour quelqu’un de la place. C’est presque vrai !

Aujourd’hui, nous avons couru après la Pit Caribou, une bière fabriquée toute à côté de La vieille Usine. Nous sommes allés frapper à leur porte, c’était assez mort, nous avons lu une petite pâlotte pancarte : « épuisement des stocks ». Coudon ! Ils en ont dans les restos pourtant ! Nous sommes allés en boire une à la Vieille Usine et le serveur nous a expliqué que la Pit Caribou est dépassée par son succès. Ils ont rajouté la blanche cette année, une laiteuse assez bonne merci. N’allez pas croire que je suis friande de bière, j’aime un peu la blanche, et cette blanche-là un peu plus qu’un peu. Marc, lui, l’adore et il voulait en apporter aux amis puisque vous vous doutez bien qu’elle n’est pas distribuée bien loin, même pas dans toute la Gaspésie. Nous avons aussi appris qu’il n’y avait qu’une cuve de brassage et trois employés, ils brassent donc une seule bière à la fois. Je me suis dit qu’il n’y avait pas que les stocks qui devaient être épuisés ! On nous a rassurés, ils vont prendre de l’expansion. Pendant l’hiver j’imagine. À Percé, tout prend de l’expansion en hiver. C’est à cette saison morte que tous les habitants travaillent à l’amélioration, pendant que la visite vient pas de peur d’attraper le rhume (s’cusez ... je babille et n’oubliez pas que j’ai bu une blanche). 

Bon, où en étais-je ? Demain, c’est Barachois. Nous arpenterons un barachois au village Barachois, à côté de Coin du banc. Nous dînerons au Café Couleur, absolument délicieux, recettes des ancêtres mis au goût du jour et à un prix moins « commercial » qu’à Percé même.

Ah oui, j’oubliais complètement de vous dire j’ai pris une mouette pour Marsi aujourd’hui. Il était vêtu de vêtements assez pâles et comme la plage est ultra longue et que l’on avait oublié les walkie-talkie à la chambre, je voyais un point blanc au loin, j’ai pensé que c’était lui ... jusqu’à un certain moment évidemment. J’ai demandé à un autre cueilleur s’il avait vu Marc, le décrivant comme un cueilleur et il m’a montré une agate assez grosse. J’ai fini par être capable de couper court à la conversation (pas évident tout le monde est babillard ici !) pour retrouver mon mari avant que je crois qu’il ait été emporté par une forte vague. J’ai refait le chemin en sens inverse et cette fois je l’ai aperçu faisant corps avec le sable. Il était temps qu’on aille dîné au casse-croute de l’Anse que je réfère à tout le monde. Si vous allez à Percé et qu’après deux ou trois buffets au homard, vous voulez manger du poisson mais à prix plus qu’abordable, c’est là qu’il faut aller. Je suis jamais tombé sur un plat raté ou moins bon et tous les desserts sont fait maison.

Bon, assez babillé moi là !

À la prochaine !


vendredi 31 juillet 2009

Le tournage de Tout sur moi

Par Venise

Une promesstrio_116e, c'est une promesse, je vais revivre ma journée de tournage pour l'émission Tout sur moi exprès pour vous. Le soleil en moins ! Arrivée à midi trente dans une usine désaffectée dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, j'ai reçu la bénédiction, je dirais même l'enthousiasme des costumières pour mon accoutrement. Je portais une tunique à frange au noir usé parsemée de bulles roses et mauves tombant sur une ample jupe en denim délavé. Mes cheveux ; une queue de cheval haute. J'avais misé juste, la coiffeuse n'a même pas voulu fixer mes mèches rebelles, elle adorait le côté naturel.

Après une heure de préparation de l'équipe, on nous explique la scène. Nous sommes une gang de joyeux drilles installé dans une ruelle, comme à chaque semaine, nous attendons ...

Je ne peux tout de même pas vous vendre un punch de l'émission ! Je réalise jusqu'à point cette émission est écoutée et aimée, plus encore que je ne le croyais. Je ne vais pas trahir l'intrigue, surtout après les avoir vu travailler à ce point pour vous donner des moments inoubliables. Je me doutais qu'il y avait du travail pour arriver à ce résultat mais ce n'est jamais comme le voir de ses propres yeux.

Je vais me rabattre sur l'ambiance de travail, ce qui est quand même révélateur. Le réalisateur me fascinait, un homme habité par des images loufoques qui se déroulent dans sa tête. Un homme impatient, fébrile, joyeux, enthousiaste. Il travaille dans la spontanéité, c'est avec les éléments sur place que ses idées se complètent. Il se laisse envahir par le moment présent. Tout à coup, il désigne une personne, elle arrivera avec un pichet de thé glacé, il faut un cornet de crème de plus, une paire de lunettes excentriques, un appareil photo (et les accessoiristes courent !), un cri, un sautillement, taper des mains, tout s'invente avec l'inspiration du moment.

Le trio maintenant. Le fameux trio : Valérie, Éric, Macha. Ils forment un bloc devant la tâche à accomplir, devant le réalisateur, devant l'équipe, devant les figurants. Ils sont indissociables. Ils se tiennent près un de l'autre, bavardent à voix basse, font des conciliabules, parlementent sur les motivations de la scène, essaient de la voir dans ses moindres racoins avant de la jouer. Ce sont de vrais amis et ça se sent. En fait, je n'ai pas vu ça souvent des comédiens qui se tiennent à ce point, je pense sincèrement que cette force de l'amitié et la complicité qui en découle est un élément important du charme de cette émission.

L'ambiance générale est joyeuse mais pas vraiment détendue, si vous voyez d'ici la nuance. On vise haut, rien n'est laissé au hasard, aucune négligence n'est acceptable, c'est donc exigeant. On sent que l'on manque de moyens financiers, donc de temps. C'est une course contre la montre et hier, contre le soleil. Je vois encore le responsable du soleil qui, avec sa lentille monocle, regardait la traversée du soleil dans les nuages ; « dans une minute, ce sera pleine lumière ». On désirait tourner en plein soleil, c'était très important. Donc par une température de 30C, à l'étroit dans une ruelle, ce n'est pas courant de fuir l'ombre ! Vous dire la quantité de fois que l'on a déplacé les chaises pliantes pour poursuivre le soleil ! Et pas seulement pour la lumière, pour plein d'autres raisons. Quand la manière de travailler a une part d'improvisation, ça donne beaucoup d'hésitations, mais du naturel et du vivant. Tout a un prix.

Je les ai regardés travailler pendant 6 heures au gros soleil, je dois vous avouer qu'à la fin, j'étais éreintée, plus qu'à certains tournages beaucoup plus longs. C'est rare que l'on mette les figurants à contribution à ce point ; une heure de préparation pour six heures de plateau. C'est l'inverse habituellement. Pas besoin de dire que les deux livres que j'avais apportés sont restés dans mon sac.

Mais j'ai tellement hâte de voir cette scène quasiment burlesque. Tellement hâte !

 

 


mercredi 29 juillet 2009

Tout sur moi

Par Venise

Eh que film_120ça tombe bien ce titre-là, pas besoin de se casser la tête ! C'est que demain, je tourne comme figurante dans cette fameuse émission tant aimée, assez pour qu'elle se prolonge grâce à une pétition des téléspectateurs, ce n'est pas rien.

Ce que j'en sais présentement, c'est qu'ils ont besoin de moi à l'extérieur, flâneuse, passante, parleuse au cellulaire, courir, marcher, giguer, que sais-je qu'est-ce qu'ils me demanderont de faire. Passer, probablement seulement passer. Figurante, "remplisseuse" de fond de décor.

Je sais aussi qu'ils nous veulent vêtus dans des vêtements des années 70. J'ai demandé à la costumière de me rafraîchir la mémoire ... elle m'en a dit très peu. J'ai retenu les cols pointus pour les hommes et les couleurs franches pour les femmes. Disons que je vais y aller avec l'instinct de celle qui fait son bagage de figurante depuis 15 ans. De toutes manières, tu apportes plusieurs morceaux et sur place, comme elle m'a si bien précisé, il y aura des jupes longues mais de faire mon possible parce qu'elle en a pas beaucoup. Somme toute, je crois qu'elle était pressée et qu'elle n'avait pas le temps d'élaborer. La directive la plus catégorique ; des vêtements usés. Je vis dans l'Est. Oui, dans l'Est. Elle a pensé que ça voulait tout dire. C'est pas grave, les figurants devinent, parce que c'est loin d'être rare que l'on nous demande d'apporter de vieilles fringues. C'est même assez courant, assez que j'ai un coin de garde-robe exprès. C'est précieux des vêtements usés, voyez vous. Au cinéma.

Ma présence est requise à midi trente, mais je dois quand même le vérifier demain vers 9 h 30 si l'heure n'a pas changé. C'est un tournage extérieur mais cette fois, j'ai une adresse de rue, notre quartier général ne doit pas être des roulottes. Je préfère, c'est habituellement plus confortable. Va-t-il faire chaud ? J'étais drôlement contente quand elle m'a dit : Nous sommes l'été ! Wow, me suis-je dit, au cinéma, on se commande des étés comme ça, en criant été ! Vous voyez d'ici, si elle m'avait dit : Nous sommes l'automne. Avec des pantalons longs, du lainage, du foulard même, j'aurais eu chaud même si c'est pas vraiment l'été dans notre vraie vie. Elle a ajouté, apportez-vous quand même une petit coupe-vent. Moi, c'est drôle, j'aurais dit : des bottes de pluie, une capuche en plastique, un imperméable et un parapluie. Pis du courage. Parce qu'elle a aussi dit, s'il pleut, on tourne quand même. Difficile de penser autrement, il n'y aurait aucune émission québécoise dans votre téléviseur s'ils abordaient la question autrement.

On m'a aussi dit d'apporter mon lunch. Que j'avais deux ou trois scènes. Mais on verra. À partir de 12 h 30 demain, tout peut arriver, c'est un voyage dans le temps et dans le semblant.

Ce que je suis presque sûr est de revenir en début de nuit et l'autre certitude, c'est que je vous reviendrai avec du ... tout sur moi dans Tout sur moi.

 


lundi 20 juillet 2009

Regard sur une hippie rose fluo

Par Venise

img_0735-4_90Pas le choix. Je dois écrire un billet de babillarde, vous expliquer cette photo. Habituellement, j'écris des mots, ensuite je rajoute une image. Là, je fais le contraire. C'est la contagion, à fréquenter mon chum de trop près. Lui, et ses images ! Son ordi est une boîte à images, une boîte à surprises aussi. Tu peux t'assoir une demi-heure à regarder son diaporama d'écran de veille. Un défilé de photos aussi captivant qu'un film. Le fil de l'action se tisse dans notre tête.

Comme là, sur ma photo, quand vous me voyez le chapeau et ce qu'il y a dessous, qu'est-ce que vous pensez ? Et mes lunettes bien en évidence, pour toutes les raisons, excepté celle de mieux voir !!! Une chance qu'il y a l'œil curieux, qui veut voir par-dessus. Tout est dans l'œil. Le regard que l'on porte sur la vie, ce qui a un jour fait dire à quelqu'un quelque part ; « les yeux, ce miroir de l'âme ».

Il y en a des âmes qui se mirent plus que d'autres ! Des âmes que l'on voit se mirer dans le lac du regard intérieur. Et il y a aussi les regards placides, stagnants, à ne pas confondre avec la sérénité qui ne fait pas de vague. Je suis une « scruteuse » de regards. Je suis parfois éberluée de voir le contraire du dire dans l'œil du grand parleur. Les cris de joie dans l'œil éteint. Ou tout son contraire, des mots qui balbutient, irradiant des paillettes de bonheur. Comment contrôler le film qui passe par son œil sur la pellicule du regard ?

Est-ce un art qui s'apprend ? On tâche de nous l'apprendre devant l'œil puissant de la caméra. Ce surpuissant œil qui avance et fouille le regard. Je me suis déjà fait attraper en flagrant délit de mensonge. De contradiction. J'ai voulu en mettre plein les yeux, enflant ma voix d'émotions fortes. Ce procédé n'intéresse pas le cinéaste. Je me le suis fait dire. C'est sans pitié. La voix doit suivre l'émotion, pas la précéder. Et c'est l'œil, le détecteur de vérité. C'est plus facile à voir par écran géant en haute résolution qui grossit l'iris de la pupille ...

J'ai pris l'habitude de grossir l'iris de la pupille de l'autre, même dans la vie. C'est la plus juste des cartes de visite. Jamais imprimée une fois pour toutes, avec ses prétentions noir sur blanc. D'une minute à l'autre, la vérité s'invente, le mensonge aussi.

Est-ce que je vous ai dit que je voulais vous parler de ma photo ? Ça paraît pas beaucoup ! J'en avais peu à dire sur elle puisque le regard a pris le dessus. J'en suis la première surprise. J'assiste à mon écriture en même temps que vous, surtout ici, à la babillarde où j'ai décidé d'ouvrir la digue, que la chute de mots coule sans ses Chut !

Avec mon veston gomme balloune, mon collier en graines de citrouille, et ma casquette ballon, je suis déguisée en hippie. Samedi, dans le party de pendaison de la crémaillère de nos voisins, c'était l'habillement de rigueur. Y croyez-vous ? Est-ce que l'œil va avec le costume ?

 


samedi 11 juillet 2009

Mon sac à secrets

Par Venise

trouserrure_117Il est à peu près temps que je tienne mes promesses de babillarde en vous dévoilant quelques secrets. J'espère qu'ils ne tomberont pas dans l'oreille de sourds et de muets. Parce que des secrets, c'est fait pour être divulgués, surtout là où il y a des pigeons en abondance. C'est une règle. Et je viens de l'inventer. Les paniers percés, ce n'est pas défendu au Pigeonographe, puisqu'il n'y a aucun gendarme, ni même d'aubergine qui donne des contraventions, seulement de la police presque obligatoirement Arial.

Me voilà qui m'éloigne de mon sac à secrets, et il y en a qui ne seront pas contents, ils les attendent et commencent même à penser que je suis une grande parleuse mais une petite diseuse. De secrets.

Allons-y gaiement alors ! J'en ai des petits, des genres de miettes de secrets, j'en ai des moyens, des moyens larges, mais j'en ai aussi des gros. Des gros gras. Le premier va être à classer dans les gros gras et je ne le dirai pas deux fois.

... Marsi a reçu sa BD. Une seule BD. En catimini. Dans le silence de sa résidence. Une seule, pas plus, pas moins, juste pour mettre tout le monde en appétit quand on la leur passe sous le nez en recommandant de retenir leur faim jusqu'au 2 septembre où les librairies seront envahies de Miam Miam Fléau.

Vous êtes déçus ? C'est pas le genre de secrets que vous vous attendiez ? Bon, oké, dans ce cas, je vais en prendre un petit. Peut-être préférez-vous les petits. Si vous allez dans « Nos services », tout à côté de la Passeraile, il y a un timbre, et qui est sur ce timbre ? C'est ma tante Léona, surprise en méditation sur notre balcon. Elle est aux anges. Un autre secret anatomique ? Sous Contact, cliquez sur "Nos liens", Marsi a rajouté des mains. Roses. Ce sont mes mains. Bais oui. Un autre ? Dans Pigeon cravaté, à la première illustration de « Alice et ses hôtes », vous savez le genre de chenille turquoise, eh bien, la figure initiale est celle de Peters Sellers ... comme vous voyez, on est un peu sorti de la famille !

Un secret de La Lucarne maintenant. Il ne faut pas que je l'oublie, bien caché dans sa Lucarne, il est tout de même « toute là et bien là » cet explorateur BD. Premier secret et je vous ordonne de le vérifier, il y a 16 critiques d'écrites. Vous ne me croyez pas ? C'est à la portée de n'importe quel cliqueux curieux. Mais le secret des dieux est que l'on a oublié de prévoir un indice visuel quand il y a des critiques sous les lettres des archives (petite omission pas très grave et qui sera rétablie au retour de Maxime) mais en attendant, PG Luneau, en fier et passionné passeur qu'il est, s'organise pour lire des séries commençant par les premières lettres de l'alphabet. Parmi ses 800 à lire, il s'est dit que c'était une manière comme une autre de les sélectionner !

Le dernier maintenant. Vous ne me croirez pas mais je vais vous le dire quand même. L'illustration, toujours chez Alice et ses hôtes, « Le thé du chapelier », maniée, exécutée, dessinée, créée dans Photoshop, contient 274 niveaux (Layers).Je ne sais pas si vous vous imaginez les étages et les étages. Non ? C'est pas grave, les meilleurs secrets sont souvent ceux qui nous dépassent.

Bon, assez de secrets pour ce soir ... malgré que je ne vous en ai pas laissé un seul à mon sujet ... hum, je risque de recevoir des récriminations, donc je me rends tout de suite, j'en ai un, un mini, un tout petit petit ... quand j'ai dit à Marsi que coûte que coûte, j'écrivais une chronique babillarde ce soir, il a répliqué « bais oui, ça fait longtemps... » Il le sait pas, mais ça m'a fait un gros plaisir. Comme s'il l'attendait ...

 

 


vendredi 03 juillet 2009

Mon premier secret ...

Par Venise

perroquetcoeur_130Babillarde : se dit des oiseaux parleurs : pie, perroquet, fauvette ...je serai la première pigeonne !!!

Les passions sont un peu babillardes, a déjà dit sieur Voltaire, ce n'est pas moi qui va le contredire aujourd'hui.

Dans un moulin (n'est pas précisé si c'est à paroles), c'est l'axe agitant l'auget.

Dans un champ, c'est le chien qui aboie trop après avoir perdu une trace.

Par extension, c'est la personne qui ne sait pas garder un secret.

À ne pas confondre avec bavard (ce n'est pas moi qui le dit), le babillard a ce quelque chose de l'enfant qui babille. Mais évidemment, je préfère cette définition ; qui babille par nécessité.

Ma chronique babillarde se veut tout ça, avec une préférence pour les secrets. J'adore les dévoiler. Je les choisis méticuleusement, les meilleurs fruits dans un panier, ceux n'ayant jamais encore frôlé la pourriture. Des secrets à la peau ferme qui rebondit sous le doigt quand on appuie dessus, mais pas trop.

À commencer bien sûr par les secrets du Pigeonographe, et il y en a déjà, et il y en aura encore. Aussitôt qu'il y a regroupement, de même lien ou de même sang, le secret s'infiltre doucement. Comment le secret peut-il subsister, si on ne le révèle pas à certains privilégiés ? Sans divulgation, le secret s'appellerait du « non-dit » et, voulez-vous bien me le dire, qu'est-ce qu'une chronique a affaire avec du non-dit !?

Une chronique dit, révèle, soulève les tapis pour y trouver la poussière, de la volatile ou de celle qui s'incruste. En attendant de passer l'éponge.

Comptez sur moi, vous saurez tout.

Image : www.dynamictic.info/perroquet-surdoue/

 


mardi 30 juin 2009

Bienvenue !

Par Venise

Je suis excitée, et pas à peu près ! Fébrile aussi. Nerveuse. Tout ce qui fait que ça bouge par en-dedans !

Se sent-on jamais prêt pour la mise au monde d'une mise en ligne ? Nous aurions pris encore quelques jours, pour bien nourrir la bête. La bête et tous ces espaces en attente de nos mots, de nos images à avaler pour vous les restituer.

Quand je dis, nous aurions pris encore quelques jours, c'est que plein d'images attendent d'être accrochées sur l'Agrafeur. La réserve de Marsi est belle, colorée, variée. Il y a travaillé fort, et avec énormément de plaisir, tout en pondant le support visuel du Pigeonographe. Encore hier, il dessinait des illustrations sous "Nos Services" (les miens), dont un vélo très spécial. J'espère que vous irez le voir, mais je ne vous invite pas ! Vous y invitez voudrait dire que vous n'êtes pas chez vous, que vous êtes un étranger, et pire, un étranger passager. Ici, c'est chez vous ; ouvrez, fermez, fouinez, baladez-vous, et surtout, revenez (y paraît qu'on revient toujours chez nous !) Les images, les mots vont changer à chaque jour. Je pourrais presque dire à chaque heure. Ça fait deux mois que nous sommes dans le statique ; élaborer, concevoir, dessiner, rédiger, programmer (merci Maxime !), maintenant, il faut que ça bouge !

Je vous laisse déjà, pour la raison que c'est la seule manière de vous revenir ! Et à cette prochaine, j'aimerais vous parler de ma chronique. Parler de ma chronique dans ma chronique ! Je veux devancer la question qui commencerait par « d'accord pour chronique mais... pourquoi babillarde ? » Je rêve tellement que vous me la posiez, que je ne prends pas de chance, que vous soyez occupé à lire les critiques de Luneau, ou à reluquer les dessins de Marsi, et que vous n'y pensiez pas. Parce que c'est clair comme un oeil de pigeon grand ouvert, que j'ai le goût de vous dévoiler les dessous de ce site.

Oui, ses dessous et ses secrets ... babillarde que j'vous dis !


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