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Mystère... Le pigeonographe : à la pige à la page
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mercredi 18 mai 2011

Wow ! Une Bédé québécoise !

Par Venise

Et de La Pastèque en plus !

Ce qui m'a frappé de la critique Jimmy Bigfoot de Pascal Girard est :

(1) "C'est, et de loin, le texte que j'ai lu jusqu'à maintenant qui reflète le mieux notre «parlure», sans pour autant trop abuser de syntaxes fautives ou d'anglicismes inappropriés".

Être une bédéiste, j'aimerais donc ça un tel compliment. Je rougirais de plaisir. Et j'y pense ... peut-être que Pascal Girard rougirait lui aussi. De plaisir. Ou de gêne, qui sait !

(2) Ce détail est un petit clin d'œil vraiment amusant, que certains lecteurs qui referment leur bouquin trop rapidement, une fois terminée, rateront sûrement !

Ça m'amuse, je sens le prof en toi ! Enseigner n'est pas loin du désir de partager. J'entends dans ces paroles un message : ouvrez bien vos yeux, c'est souvent dans les petits détails qu'on trouve des trésors.

(3) ... certains mots sont difficiles à décoder!! Généralement, dans les phylactères, ça va... C'est sur les affiches qui décorent les murs que Girard joue avec nos yeux... et nos nerfs!! Il m'a fallu sortir ma loupe pour découvrir le nom de l'école secondaire... et elle m'a permis, finalement, de lire le commentaire que Jimmy lance en quittant le dépanneur, à la sixième vignette de la page trois ...

Hi Hi, là j'ai souri en lisant "dans les phylactères, ça va". Mais alors tout vam me suis-je dit, que peut-on lire sinon !? C'était oublier ce que je venais justement d'affirmer, les détails révèlent des trésors. Les pancartes, les affiches, les couvertures de livres, les noms d'édifices ... Rien n'est laissé au hasard habituellement. S'il y en a une qui devrait le savoir, c'est bien moi ! MARSI s'amuse tellement à donner du sens à chacun de ces petits écrits ... mais pas trop petit ;-)

À vos loupes ! J'exagère un peu ... à vos lunettes ! À vos lorgnons !

Et les mieux nantis, À vos yeux grands ouverts !


dimanche 18 avril 2010

À côté du Salon

Par Venise

Ça fait déjà une semaine déjà de cette visite au Salon international du livre de Québec. La Babillarde manque de spontanéité .. ou de temps !

Au Passe-Mot, mon compte-rendu a abordé le côté roman plus que celui bandes dessinées, à une exception près, Ben. D'ailleurs, je m'ennuie de Ben et Olivia, mon couple à la retraite, je n'ai même plus le temps de les visiter ces temps-ci. Du coup, ça vous donne l'indice ultime du pourquoi j'apprécie tant ce couple : leur vie tranquille, mais pas plate ! Ce juste équilibre dans l'activité, j'aime le lire faute de le vivre !

Je pénètre de plus en plus l'univers de la bande dessinée et je l'ai réalisé plus que jamais au Salon. Par l'attraction. Mes pieds se dirigeaient irrésistiblement vers le secteur bande dessinée. On peut y voir l'attraction des énergies, une force inconnue des mondes parallèles qui guide mes pas ou, plus prosaïquement, voir que cette section occupe le neuvième (art !) du Salon. Peut-être un huitième. S'y trouvent deux tribunes publiques : un espace conférence avec une cinquantaine de sièges (j'ai attrapée celle de Michel Rabagliati et Philippe Girard à la fin, j'étais déçue) et une autre avec un écran où le bédéiste invité dessine devant nous. J'ai assisté au dessin en direct de Leif Tande, c'était très amusant ! Tout le monde riait de bon cœur !

Une fois mes jambes reposées, je me promenais dans l'allée des kiosques de bandes dessinées, les yeux écarquillés, à la recherche de trésors pour mon Marsi qui, lui, était attablé à ses dédicaces au kiosque La Pastèque. Je lui ai déniché une planche imprimée, numérotée et signée Régis Loisel (le manitou de Magasin Général) représentant l'impudique fée Clochette, une revue de Québec Bazzart, numéro spécial BD, et j'ai attendu pour la superbe dédicace de Philippe Girard « Tuer Vélasquez » selon son désir. Marsi a aussi fait l'acquisition de « Jimmy et le Bigfoot » de Pascal Girard. Mon petit nombril de Pascal Colpron et le dernier et non le moindre, un superbe album carré et bleuté de 376 pages « L'origine de la vie » de Leif Tande.

Marsi y a été de sa collecte de deux albums collectifs des étudiants finissants de l'EMI (École Multidisciplinaire de l'image) où Sylvain Lemay enseigne l'histoire, la sémiologie et la scénarisation de la bande dessinée. Nous en avons profité pour rapporter le collectif qu'il a dirigé Regards sur la bande dessinée aux éditions Les 400 coups. On s'est gâtés que je vous dis !

Mais la cerise sur le sundae a été ce souper La Pastèque au Bistro du Clocher penché, vécu comme une bulle en dehors du temps en compagnie des bédéistes Paul Bordeleau - Faüne, Michel Rabagliati, - Les « Paul », Leif Tande, Pascal Colpron «Mon petit nombril » et bien sûr, mon Marsi - Miam miam fléau (sorti en France cette semaine !).

Je me suis passé une remarque à la suite de ce souper en égard aux cinq bébéistes autour de cette table animée : tous des hommes allumés et sensibles, ces bédéistes. De cette sensibilité qui s'explose dans la création.

Délicieux souvenirs.


lundi 01 février 2010

Péter de la bulle

Par Venise

J'ai pensé que La Babillarde, côtoyant de si près les bulles des bandes dessinées, pourrait vous inviter à en péter. L'idée étant d'en péter le plus rapidement possible. Premièrement, ça défoule, deuxièment ça enlève du stress. Ensuite, ça repose, puisqu'après les exercices pour améliorer son record, on a la main crampée et on doit se reposer.

En plus, c'est le jubilé de la bulle ! C'est Béo qui le dit, une Québécoise ches les Helvètes. Ça fait 50 ans qu'un Suisse, Marc Chavannes, en descendant des airs (avion), a eu une révélation qui l'a mené à l'invention des Bubble Wrap. Cette idée toute simple a fait son chemin.

Mais aujourd'hui, on est là pour fêter et s'amuser ...

 

I pop bubble wrap at 2.42 bubbles per second!

I popped 196 bubbles in 1 minute and 20.9 seconds
at www.Virtual-Bubblewrap.com!
Can you beat my score?

Et vous ? Combien faites-vous à la seconde ?!

 

Une manière comme une autre de fêter la bulle :-)). Mais on peut aussi en boire dans des verres de champagne.

Si vous voulez savoir qu'est-ce qu'il y a à fêter, passez par le Passe-Mot, vous allez tout de suite comprendre.


dimanche 10 janvier 2010

Mon premier achat BD pour Marsi

Par Venise

Je m'habitue de plus en plus à lire des livres avec des images ! C'est en écrivant cette phrase que je comprends mieux certaines appréhensions d'adulte devant la bande dessinée d'adulte. Pour plusieurs, cela a une connotation de retour en arrière, de retour à l'enfance. Pourtant, plusieurs bandes dessinées abordent des sujets sérieux, dramatiques même, d'ailleurs, Marsi en possède plein de ce genre-là.

Pour Noël, je voulais lui faire une surprise et pour la première fois de ma vie oser lui donner une BD de mon cru. Voilà pour l'impulsion vers l'idéal mais la réalité, et son temps compté qui nous presse, s'est mal ajusté, vous allez voir.

Je suis arrivé à la librairie en proie à diverses peurs ; celle que Marsi me surprenne, celle de me tromper, celle de prendre trop de temps à choisir. J'ai commencé par essayer de me laisser guider parmi le présentoir « nouveautés ». Pas le choix d'opter pour les nouveautés puisque Marsi ne tient pas d'inventaire de ses deux bibliothèques d'albums (Marsi est un lecteur BD, pas un explorateur qui tient de précieuses fiches !!). Envahie de peurs, aucune voix intuitive ne trouvait sa voie jusqu'à moi, je n'entendais donc que mon silence paniqué. J'ai donc eu l'idée géniale d'avoir recours à la libraire. Celle-ci, plus ou moins ferrée en BD, patauge autant que moi dans cette mer de couvertures colorées. Nous étions chez Raffin de la rue St-Hubert, une librairie que nous aimons beaucoup, d'autant plus que le libraire en charge des BDs est vraiment un amateur et fait donc des achats alléchants. Alors, j'ose demander s'il est là. Elle pense qu'il est là mais pense aussi qu'il est occupé. D'accord. On continue d'essayer de se débrouiller sans lui, le temps file, elle me fait des propositions que j'essaie de regarder avec les yeux de Marsi ; est-ce qu'il aimerait la ligne de ce dessinateur ? C'est surtout le dessin que j'essaie de jauger, l'histoire, c'est plus difficile sans connaître les réputations. Et je ne connais pas les réputations ... Ô secours, la réalité me rattrape, je ne connais pas les réputations et j'ai un rendez-vous avec Marsi et de plus en plus peur d'arriver bredouille, ma dernière chance d'acheter cette BD en son absence avant Noël ! Je demande si par hasard le gérant ne se serait pas tout à coup libéré depuis le temps que l'on cherche. Comme la libraire commence à se sentir dépassée par mes exigences de conjointe d'illustrateur, et comme elle est extrêmement gentille, elle va quérir mon sauveur que je vois descendre lentement les escaliers, un peu confus d'être requis pour une « urgence » cadeau !! Quand il m'aperçoit, on se reconnait, très chaleureux, il replace le client « mon cher bédéiste », m'amenant même voir 5 exemplaires de Miam miam fléau.

En tant que fervent amateur, il commence par énumérer certaines propositions parmi les nouveautés, m'en parlant tout en les feuilletant, m'indiquant certains gags, les riant encore. Il me semble que Marsi est moins "gag" que longue histoire d'un trait et surtout, je ne reconnais pas ses maisons d'éditions préférées. Soudain, un éclair de génie le traverse et il m'entraîne vers un album BD en noir et blanc ... qui n'est pas là où il devrait être. Nous accourons vers St-Antoine, le patron des livres perdues, je parle bien sûr de l'ordinateur, la machine maintenant indispensable à tout libraire qui respecte la loi des déplacements mystérieux des livres. St-Antoine nous annonce que l'album est dans le magasin... mais OÙ ?! Encouragé par le fait qu'il existe entre ses murs, le libraire finit par le dégager d'une pile couchée sur une table à roulettes, le lève comme un trophée, puis le penche un peu vers moi (c'est dire combien il est grand !) ; couverture matte, dessin sophistiqué mais sobre, je lis Futoropolis, «Le fils de l'ogre », Grégory Mardon. Il déborde d'enthousiasme, l'histoire est dramatique et noire, mais extrêmement forte. Est-ce parce que j'avais l'air sceptique ou c'est plus fort que lui, il me raconte l'histoire et je deviens sûre d'au moins une chose : je ne la lirai jamais! Mais Marsi, lui ? Après voir jeté un coup d'œil aux aiguilles de ma montre, je décide que oui, définitivement, Marsi aimera ! Je me mets en ligne pour passer à la caisse, toujours aux côtés du libraire qui continue à le feuilletter revivant l'histoire un sourire satisfait sur les lèvres. Il me la remet, heureux, fier de son choix, marmonnant un « S'il y a le moindre problème ...>

Je n'ai pas compris la balance de la phrase qui s'est perdue dans le creux de mon oreille mais j'imagine que c'était que nous pouvions l'échanger, que la satisfaction en cet album était garantie.

Eh bien, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ; parce que nous avons retourné l'album ce vendredi.

Marsi l'avait !

Et c'est ce même libraire qui le lui avait chaudement recommandé !!

Crédit de la photo de la librairie Raffin : www.les2val.blogspot.com

 


lundi 17 août 2009

Rencontre avec le hasard

Par Venise

miam_miam_130C’est la journée des hasards. Et le hasard des hasards est qu’ils se soient agglomérés dans la même journée. Comme vous savez, enfin j’espère que vous le savez, Marsi sort un album BD le 2 septembre. Jusque là, on est dans l’ordinaire ;-) ... album qu’il n’avait pas encore fait lire à un jeune. Voici deux semaines, nous avons reçu les amis d’amis, des 100% Suisse. Leur fille, Zoé 14 ans, les accompagnait. Marsi lui a offert de lire la BD. Elle l’a dévorée, engloutie dans un gros fauteuil. Son commentaire : « Trop bon ! ». Nous sommes présentement au gîte de la Rêvasse à Percé, nos hôtes ont une jeune fille, on lui parle de la BD, elle aimerait la lire ; elle a 14 ans et s’appelle Zoé ... (Soit dit en pensant, elle s’est exclamé plus d’une fois qu’elle a adoré, ça a fait un petit velours sur le cœur du toujours un peu inquiet bédéiste).  Non mais dites-donc, mettez deux Zoé de 14 ans, premières lectrices d’une BD non distribué dans un roman et on vous traite de fabulateur pelleteur de nuages !

L’autre est moins grand, plutôt un facteur circonstanciel. J’avais une lettre à poster, justement à discuter du « hasard Zoé », on roule et passe tout droit du bureau de poste. Bon. Il doit y avoir des boîtes à lettres des fois qui traînent quelque part sur la route, on roule quelques kilomètres et on voit une série de boîte à casiers postaux et au-dessus, tenez-vous le pour dire, il y a une fente qui avale les lettres. Marsi rebrousse chemin, pendant que l’on s’obstine gaiement : Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’y déposer le courrier, le facteur est peut-être passé, la lettre va donc stagner 24 heures. Marsi est catégorique, il est 10 h 35, il ne doit pas être passé, Venise est catégorique, peut-être est-il passé. On enfile quand même la lettre et sur le fait, le facteur arrive. Je trouve que ça commence bien une journée !

Quand ça fait 5 ans que l’on vient dans un gîte, il arrive que l’on sympathise. C’est le cas ici, avec William et Brenda. Aujourd’hui, ils recevaient des amis de voyage qui venaient faire un tour en Gaspésie, ils sont de Sherbrooke et Magog. Un autre couple, d’Omerville (toutes des villes de l’Estrie). Dans ce même voyage, ils avaient rencontré un autre couple, celui-là de Victoriaville qui, aujourd’hui par le plus pur des hasards a réservé une chambre à la dernière minute. Nous avons pris une tisane avec cette belle gang. 

Sinon, de belles trouvailles pour Marsi aujourd’hui, trois agates à cinq minutes de distance, c’est peut-être encore un tour du hasard, qui sait (justement, personne sait qui sait). Et puis, nous sommes allés visiter le lapidaire et demain, je vais chercher mes boucles d’oreille en agates à plusieurs yeux.


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