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Je finis par avoir un peu honte de laisser ma Babillarde dans le silence. Pourtant, à chaque jour, je me dis « c’est aujourd’hui que j’écris » et puis, la vie emporte le temps ailleurs où je ne suis pas ! Ce soir, même si le temps a idée de se montrer le bout du minuit bientôt, coûte que coûte, je me lance en vrac et contre tous.
Par où commencer ? Vedettariat oblige, par l’entrevue télévisuelle « Sortir » à Radio-Canada/Estrie. Quand nous sommes arrivés au Salon du livre étaient déjà présents « Patrick Nicol, Lili Maxime et Mylène Gilbert-Dumas ». Ces trois romanciers de l’Estrie venaient d’apprendre qu’ils passeraient une entrevue à trois avec environ une minute et demi chacun pour défendre leur bébé ! Je n’arrivais pas à déterminer si c’était la frustration ou l’inquiétude que je voyais flotter dans l’air. Marsi se sentait un peu à part puisqu’on lui accordait, disait-on, trois minutes d’entrevue, en calculant la présentation du matériel visuel qu’un caméraman (extrêmement gentil) avait rapporté d'un filmage du coin de travail de Marsi ici. Finalement, l’entrevue s’est bien déroulée mais à la vitesse « Coupez ! ». L’animatrice souriait à belles dents, Marsi répétait ad nauseam les mots « bande dessinée », très concentré et la figure un peu crispée.
Savez-vous ce que nous avons fait en arrivant à la maison ? Regarder l’entrevue que nous avions enregistrée. J’avais hâte de l’entendre, moi qui avait vu Marc mimer de loin. Faut croire que notre regard était sévère, nous nous sommes couchés déçus ! Heureusement, le lendemain, les commentaires positifs, encourageants et surpris de notre manque enthousiasme nous ont remis sur le piton. Quelques jours plus tard, nous avons eu le courage de le re-visionner et ce n’était pas si pire finalement. La voix chaude et attractive de Marc, son authenticité, sa bonté passait le feu des ondes. Morale de cette histoire ; ne jamais s’écouter quand on est fatigués et que les émotions sont à vif.
Le Salon du livre de l’Estrie maintenant ; une très belle expérience. Nous imaginions le kiosque de l’Association des auteures et auteurs des Cantons de l’Est (AaaCe) plus grand, il était aussi petit que pour abriter un auteur et pourtant, nous étions environ une vingtaine d’œuvres exposées. Le bon côté ? Beaucoup d’échanges empreints de chaleur humaine. En plus d'y rencontrer des auteurs chaleureux et solidaires (désireux de nous connaître, nous achetant des albums), j’ai enfin rencontré Michèle Plomer, auteure de HKPQ, un de mes coups de cœur romanesque. Incroyable, cette femme est encore plus sympathique que je l’imaginais ... et j’ai pourtant beaucoup d’imagination !
À notre arrivée, une personne attendait en ligne pour sa dédicace, c’était nul autre que notre webmestre, Maxime, avec qui j’avais tant de jasette à rattraper. Deux vrais moulins à parole !
Quelques mots sur le Lancement collectif d’une trentaine d’œuvres littéraires en deux heures, le vendredi. Sur la scène, un feu roulant de présentations avec sur l’écran géant un gros plan de chaque livre, deux personnes lisaient résumé et bio en deux ou trois minutes, tout à côté l’auteur qui tenait son livre, souriait et recevait une fleur de la main de Suzanne Pouliot, animatrice et présidente. Malgré toutes ses contraintes de temps, j’ai trouvé l’exercice sympathique pour la passion et la fierté que j’ai vues sur chaque figure. C’était beau, qu’est-ce que vous voulez, c’est l’être humain qui fait la beauté des événements ! J’ai pris des photos mais je vous ne les montrerai pas et ne les montrerai jamais à personne ... puisqu’elles ont été effacées par erreur !
Aussitôt le vin d’honneur servi, Marsi a été approché par deux fanatiques de BD et il s’est conclu, là sous la fébrilité de passions qui se croisent, un rendez-vous pour le dimanche. Un futur bédéiste en plein travail désirait montrer ses planches à Marsi et savoir qu’est-ce qu’il en pensait et Francis Pelletier, déjà à son cinquième album publié à compte d’auteur désirait échanger.
Prochain Babillarde, je vous parlerai de Marsi au primaire ...
Sur la photo du dessus : Marsi se laissant flirter par sa voisine de Salon ... Ça fait très « Halloween » !
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